Tous les articles par Marie-Gaëlle Aubry

Une série un peu épicée en cours…

Bonjour tout le monde!

Je n’interviens pas souvent sur Artis-Delirium, à mon grand regret. Manque de temps, un blog personnel pas assez rempli, des travaux d’écriture qui n’avancent pas suffisamment vite à mon goût. Mais aujourd’hui, je me suis dit qu’il fallait changer les habitudes!

J’ai entamé une série de dessins cette semaine. Il s’agit d’illustrations un peu « hot », que je ne veux pas poster sur Facebook parce que ce réseau social a l’air un peu prude niveau nudité. C’est aussi la première fois que je me lance dans ce genre de défi. Non pas que je ne dessine pas de nu, mais jamais encore de façon aussi explicite. J’ai choisi d’y illustrer les couples de mon roman, Le Cycle du Dieu Noir, dans l’intimité. Une manière pour moi de sortir de ma zone de confort en dessin. Je n’éprouve pas de difficulté à écrire des scènes érotiques, plus à les représenter de façon graphique. Les couples enlacés offrent un défi en terme de perspective, ce qui me pose problème pour le moment. Je vous propose les 3 premiers essais, dans toute leur imperfection, mais je ne suis tout de même pas mécontente de moi!

Le Baiser de la Houri

Nessato et Taleb
Nessato et Taleb

Le rebelle et la voleuse

Metyos et Merit
Metyos et Merit

Diplomatie sur l’oreiller

Amosis et son ministre Nebt-Ur
Amosis et son ministre Nebt-Ur

Alors que je les poste, j’y vois déjà plein de choses à corriger, mais ça me donne des leçons pour les suivants. Merci à Steph pour les fonds, car à l’origine, ce sont de braves croquis dans un cahier, dessinés au feutre, pour lesquels je n’ai pas encore travaillé l’arrière-plan. J’espère qu’ils vous plairont!

Bon dimanche à tous!

Marie-Gaëlle

 

Le Cycle du Dieu Noir: les frères ennemis

Si on commençait par le début ? L’extrait se déroule dans le royaume des dieux, à la fin d’une longue guerre entre deux frères ennemis, Ahriman, le souverain noir, et Set, le dieu chacal.

Comment ça, ça vous rappelle un film? Mais non, rien à voir !
Comment ça, ça vous rappelle un film? Mais non, rien à voir !

Je ne suis pas allée chercher mes idées très loin, j’ai chiné parmi tout ce que nos légendes avaient à nous offrir… En a jailli un monde inspiré de l’antiquité, où vont se côtoyer des peuples de cultures égyptienne, assyrienne, grecque. Le Kemet – ou Terre Noire – accueillera la plus grande partie du récit. Mais ça, c’est pour plus tard ! On y va ?

« Le palais rayonne d’un éclat qui n’appartient pas au jour naissant. Les colonnes d’obsidienne de la salle du trône reflètent la lumière des flammes. Le ciel s’embrase et l’air se charge de particules cendreuses. Des clameurs résonnent en dehors des murs, de plus en plus proches. Des légions s’affrontent à l’entrée de son domaine, mais Ahriman ne s’en émeut pas. Son regard se perd dans la contemplation du visage de son épouse. Sa main noire et lisse effleure la perfection de sa joue, sur laquelle perle une larme d’or. Malgré sa peine, elle parvient à sourire ; une force de caractère qu’il admire plus encore que son éblouissante beauté.

— La guerre touche à sa fin, murmure-t-il en posant un baiser sur ses lèvres suaves.

Elle penche son visage sur le côté et ses bras s’enroulent autour des hanches et des épaules de son époux. Il frémit. Le doux contact de ses quatre mains se promenant sur sa peau d’ébène le ravit.

— Je le sais, répond la Reine des Cieux, méfie-toi d’eux. Je veux que tu me reviennes.

— Je t’aime Astarté, ne t’inquiète pas, jamais je ne te quitterai. 

Le seigneur noir sourit. L’armée rebelle tenant le siège devant son palais ne l’effraye nullement. Ses propres troupes protègent son domaine. Des âmes dévouées à leur maître et galvanisées par son pouvoir. Aucun de ses pairs n’en possède autant que lui. « La jalousie mesquine de mon frère n’y changera rien », songe-t-il, confiant.

Des bruits de pas attirent l’attention du couple. Des pas métalliques, lents, assurés. À l’apparition de l’intrus, Astarté relève le menton avec dédain. Set se présente en armure, son torse viril couvert d’une cuirasse noire, une longue jupe d’écailles de démon coulant jusqu’à ses pieds. Son visage, comme toujours, reste caché sous le heaume du chacal, masque couleur nuit dépourvu d’expression, une émeraude de la taille d’un poing humain fichée dans chaque orbite. Nul ne connaît l’aspect de Set, personne ne souhaite le voir sous son vrai jour… Le maître des tempêtes et du désordre s’arrête à l’entrée de la salle du trône, les mains dans le dos. Il s’incline exagérément, d’une révérence dont la moquerie n’échappe pas au souverain.

— Majesté, je me réjouis de te trouver ici, dit-il d’une voix onctueuse, je croyais que tu cherchais à m’éviter ! »